2016
J.A.S.S. • MIX OF SOUND AND CLOUD
J. Hollenbeck, A. Darche, S. Blaser, S. Boisseau
2015
STANDARDS & AVATARS
D. Chevallier, Ch. Lavergne, S. Boisseau
HYPRCUB
A. Darche, J. Irabagon, J. Dumoulin, Ch. Lavergne, S. Boisseau
2014
WOOD (LP)
Matthieu Donarier & Sébastien Boisseau
J.A.S.S.
J. Hollenbeck, A. Darche, S. Blaser, S. Boisseau
L'ORPHICUBE • PERCEPTION INSTANTANÉES
A. Darche, S. Rifflet, M. Donarier, F. Ripoche, D. Ithursarry, N. Darche, MV. Cadoret, C. Lavergne, S. Boisseau
DU GRAIN A MOUDRE
movie soundtrack LP by Eric Thomas
HÉLIN & EVRARD • LE CRÉPUSCULE DES IDIOTS
D. Hélin, J-Y. Evrard, L. Evrard, S. Boisseau
2013
ALBAN DARCHE • MY X'MAS TRAX
A. Darche, N. Darche, M. Donarier, F. Ripoche, S. Boisseau, M-V. Cadoret, E. Birault, C. Lavergne, A. Magouët, G. Tamisier
JEAN MARC FOLTZ • VIRACOCHAS (CD+LP)
JM Foltz, C. Marguet, P. Mouratoglou, S. Boisseau
ALBAN DARCHE • ORPHICUBE
A. darche, S. Rifflet, F. Ripoche, M. Donarier, MV Cadoret, N. Darche, C. Lavergne, D. Ithursarry, S. Boisseau
LE GROS CUBE • QUEEN BISHOP
A. Darche, P. Benech, E. Birault, S. Boisseau, D. Casimir, G. Coronado, N. Darche, T. De Pourquery, M. Donarier, A. Guillou, C. Lavergne, F. Maurin, Y. Neveu, JL Pommier, S. Rifflet, F. Ripoche, G. Tamisier, A. Vankenhove,
GÁBOR GADÓ • UNGROUND
G. Gádo, D. Liebman, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau
WOOD (CD)
Matthieu Donarier & Sébastien Boisseau
SIMON SPANG-HANSSEN TRIO • LUNA MOON
S. Spang Hanssen, C. Lavergen, S. Boisseau
LE CUBE • FRELON ROUGE
A. Darche, C. Lavergne, S. Boisseau
2012
H3B • SONGS NO SONGS
D. Badault, R. Huby, S. Boisseau, T. Arthurs
2011
DANIEL CASIMIR & YOLK EN CUISINE • PHONOTAXIS
D. Casimir, A. Darche, JL Pommier, M. Donarier, S. Boisseau
HANS LÜDEMANN TRIO • DIE KUNST DES TRIOS
H. Lüdemann, Dejan Terzic, S. Boisseau
2010
UNIT • WAVIN'
S. Boisseau, M. Donarier, L. Blondiau, V. Kujala, M. Kalio
DENIS BADAULT QUARTET • H3B
D. Badault, R. Huby, S. Boisseau, T. Arthurs
HANS LÜDEMANN • TRIO ROOMS
H. Lüdemann, D. Terzic, S. Boisseau
BUDAPEST CONCERT
A. Darche, G. Gado, S. Boisseau
HAZEBROUCK SEXTET • FRASQUES
G. Hazebrouck, K. Hiriart, N. Larmignat, S. Rouiller, L. Vanhéee, S. Boisseau
2009
EUROPEAN JAZZ ENSEMBLE • 30TH ANNIVERSARY TOUR
J. Kühn, C. Mariano, G. Dudek, S. Sulzmann, T. Levin, D. Humair, M. Schoof, P. Minafra, C. Bauer, A. Skidmore, J. Stivin, M. Schriefl, R. Van den Broek, A. Haurand, S. Boisseau
LAIA GENC & LIAISON TONIQUE 5 • POLYFANGASTRONOSIA
L. Genc, A. Darche, D. Casimir, N. Tegen, S. Boisseau
MKMB • HEMOTIONS HOMEGENES
C. Marguet, J. Khün, C. Monniot, S. Boisseau
2008
GÁBOR GADÓ • BYZANTINUM
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, M. Szandai, L. Roszman, B. Fábry, B. Gál, A. Martós, T. Geröly
DANIEL HUMAIR • BONUS BOOM
D. Humair, C. Monniot, M. Codjia, M. Donarier, S. Boisseau
LE GROS CUBE • POLAR MOOD
A. Darche, S. Rifflet, M. Donarier, F. Ripoche, P. Charnois, JL Pommier, D. Casimir, P. Benech, G. Tamisier, A. Besson, L. Blondiau, A. Roulin, G. Coronado, C. Lavergne, S. Boisseau
2007
FRANÇOIS JEANNEAU • QUANS SE TAISENT LES OISEAUX
F. Jeanneau, E. Spanyi, G. Juramie, J. Quitzke, A. Cissoko
OLIVA/RAULIN • ECHOES OF SPRING
S. Oliva, F. Raulin, L. Dehors, C. Monniot, S. Boisseau
STEPHAN OLIVA • LES LIENS DU SANG
S. Oliva, JM Foltz, B. Dox, E. Thielemans, S. Boisseau
LE GROS CUBE VS KATERINE • LE PAX
A. Darche, Katerine, S. Rifflet, M. Donarier, F. Ripoche, P. Charnois, JL Pommier, D. Casimir, P. Benech, G. Tamisier, A. Besson, L. Blondiau, A. Roulin, G. Coronado, C. Lavergne, S. Boisseau
2006
MÄÂK'S SPIRIT • FIVE
JY Evrard, L. Blondiau, J Van Herzeele, J. Dumoulin, E. Thielemans, S. Boisseau
GABOR GADO • OPERA BUDAPEST
G. Gadó, G. Winand, A. Besson, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau, F. Schreck, DV Nagy, A. Acs, K. Bacso, B. Bujtor, B. Fabry
FITTING
K. Olah, K. Bacsó, S. Boisseau
FRANCO AMBOSETTI & EUROPEAN LEGACY • LIQUID GARDENS
F. Ambrosetti, G. Ambrosetti, D. Moroni, D. Humair, S. Boisseau
TRIADE • ENTROPIE
C. Piromalli, N. Larmignat, S. Boisseau
UNIT • TIME SETTING
S. Boisseau, M. Donarier, L. Blondiau, G. Gadó, S. Pasborg
2005
TRIADE • JAPAN EDITION
C. Piromalli, N. Larmignat, S. Boisseau
GÁBOR GADÓ • PSYCHÉ
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau
LE GROS CUBE • LA MARTIPONTINE
A. Darche, Katerine, S. Rifflet, M. Donarier, F. Ripoche, P. Charnois, JL Pommier, D. Casimir, G. Tamisier, A. Besson, L. Blondiau, A. Roulin, G. Coronado, C. Lavergne, S. Boisseau
2004
ALBAN DARCHE • STRINGED
A. Darche, G. Gadó, S. Boisseau, RTQ String Quartet
GUEORGUI KORNAZOV
G. Kornazov, S. Guillaume, M. Codjia, T. Grimmonprez, K. Lutzkanov, G. Tamisier
GÁBOR GADÓ • MODERN DANCES FOR THE ADVANCED IN AGE
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau
MÄÂK'S SPIRIT • STROKE
Samantha 7, Kgafela Oa Moggoodi, Tabuho, JY Evrard, L. Blondiau, J Van Herzeele, J. Dumoulin, E. Thielemans, S. Boisseau
2003
A SUIVRE X'TET • VARIATIONS ALTÉRÉES
A. Challéat, A. Besson, S. Bourguignon, P. Desmoulins, JL Pommier, P. Rousseau, JB Réhault, S. Rifflet, O. Thémines, P. Durand, K. Le Marec, N. Larmignat, B. Regnier, S. Boisseau
MICO NISSIM • VICTOR IS DANCING
M. Nissim, J. Bolognesi, J. Aussanaire, J. Mahieux, S. Boisseau
GÁBOR GADÓ • UNKNOWN KINGDOM
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau
GABRIEL ZUFFEREY • APRÈS L'ORAGE
G. Zufferey, D. Humair, S. Boisseau
DANIEL HUMAIR • BABY BOOM
D. Humair, C. Monniot, M. Donarier, M. Codjia, S. Boisseau
LE CUBE • LE THÉ
A. Darche, C. Lavergne, S. Boisseau, A. Roulin, P. Charnois, G. Coronado
2002
GÁBOR WINAND • CORNERS IN MY MIND
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, M. Dresch, L. Göz, F. Schreck, S. Boisseau, JH Barcza, E. Balázs
HUMAIR, STAM, FRIEDMAN, BOISSEAU • EAR MIX
D. Humair, M. Stam, D. Friedman, S. Boisseau
GÁBOR GADÓ • ORTHODOXIA
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau
A SUIVRE X'TET • PARIS CALVANCE
A. Challéat, A. Besson, S. Bourguignon, P. Desmoulins, JL Pommier, P. Rousseau, JB Réhault, S. Rifflet, O. Thémines, E. Amrofel, K. Le Marec, N. Larmignat, B. Regnier, S. Boisseau
2001
GÁBOR GADÓ • HOMEWARD
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau, G. Winand, M. Dresch, F. Kóvacs, M. Szandai, E. Balázs
LE CUBE • AUTORITÉ CULINAIRE
A. Darche, A. Roulin, C. Lavergne, S. Boisseau, G. Tamisier
2000
TRIADE • L'ARDU
C. Piromalli, N. Larmignat, S. Boisseau

1997
TRIADE
C. Piromalli, N. Larmignat, S. Boisseau
J. Hollenbeck, A. Darche, S. Blaser, S. Boisseau
Réputée ancienne, voire rustique, le Jass est une plante vivace qui plonge tout autant ses racines dans les terres les plus fertiles que dans les sols densément calcaires. On l'a aussi vu pousser entre les pavés de la « Lonyay Utca », la grande rue de Budapest construite sur les limons du Danube. Les trépidations urbaines, faites de rythmiques imprévisibles et de claquements de cordes vigoureux, n'empêchent pas les feuilles de s'étendre jusqu'au rayons du soleil pour préparer la floraison. En plantant ses rhizomes pas très loin du fleuve nourricier de l'Europe Centrale, le Jass prend une couleur différente. Il varie ses épices et modifie ses fragrances, plus chaleureuses, plus épineuses... Ailleurs il y aura quelques influences transatlantiques, de Nantes à New-York, même de Côte Ouest à West Coast, qui pollinisent d'herbes vivaces les champs de Jass comme on souffle sur les pissenlits.

C'est tout le travail des quatre pépiniéristes. Sélectionner les graines qui offriront des floraisons multiples au gré des saisons ; des boutons timides tôt sortis des frimas de « Ansia da Separazione » où du tutti discret des soufflants s'échappent quelques notes boisées. Plus loin dans le printemps, les odeurs opiacées et complexes de « Forced Empathy » qui se mêlent dans une impressionnante sensation d'étourdissement, aux franges de l'ivresse. Le Jass offre des arômes capricieux mais un raffinement certain. Déjà la récolte précédente avait diversifié les essences, sous l'impulsion, même l'alchimie de la contrebasse et de la batterie. A force de bouture et de greffe, la plante est en mesure de pousser à partir de rien, jusque dans les jardins mal fréquentés. Tout est profitable à la fleur : la canicule de « Wagonnet Song » où la contrebasse de Sébastien Boisseau est chauffée à blanc par la batterie irradiante de John Hollenbeck sous les orages intermittents où tonne le chant de Samuel Blaser. La pluie fine et placide de « Missing Marc Suetterlyn » qui transforme le champs en terrain lourd dans lequel le ténor d'Alban Darche trace de profondes saignées. Pour réussir une belle saison, il faut une alternance de soleil et de nuage, un balancement, un contraste. Un équilibre qui se nourrit des temps mais surtout des contretemps. C'est le plus sûr conseil de nos agronomes. De même que la patience et la méticulosité sont les qualités primordiales pour cultiver sereinement son jardin.

Produit avec passion, dans le respect de son biotope, la plante ne peut que s'épanouir avec grande majesté. Évidemment, tout ici est organique, « Bio », sans pesticides ni engrais agressifs. Les feuilles grouillent de menus détails et de nervures solides d'où jaillit une sève sucrée et nutritive, souvent parfaitement improvisée. Avec ce quartet, qui aime l'espace et le grand vent, la nature reprend ses droits et ses cycles. Reste le dicton populaire, immuable sagesse qui sied à toute fiche jardinage : « Si à la Saint-Ignace, l'eau reste de glace, à la Saint-Alban, le Jass prend du bon temps ».

Franpi Barriaux

********************************
[ENG]

It is said that Jass goes back far into the distant past. It is a rustic, perennial plant that roots deeply in soils, ranging from the most fertile to the chalkiest. It has even been seen to sprout between the paving stones of the “Lonyay Utca”, Budapest’s high street, built on the silt bed of the Danube. Even the noise and bustle of the city, with its unpredictable rhythms and the clattering of vigorous strings, does not stop its leaves from reaching up to embrace the sun’s rays as it prepares to burst into bloom. When its rhizomes are planted close to the river that irrigates the whole of Central Europe, Jass takes on a variegated hue. With warmer fragrances it is spicier… and spikier too. It can be influenced by transatlantic gulf streams, from Nantes to New York, and even climatic differences between East and West Coast, pollinating the fields of Jass with other perennials likes seeds blown from a dandelion clock.

This is where the nurseries and gardeners come in. To select seeds that will enable multiple blooming at different seasons; shy buds peeping through the frost of “Ansia da Separazione” or discrete tutti from the reeds releasing woody notes. Further into spring, the opiate and complex fragrances of “Forced Empathy”, blending into a powerful, heady sensation, on the edges of ecstasy. Jass offers capricious but undeniably sophisticated aromas. The last harvest, under the alchemical influence of bass and drums, bore the imprint of many different essences. Regular cutting and grafting has endowed the plant with the capacity to grow ex nihilo, even in the seediest gardens. The flower is at home everywhere: in the heat wave of “Wagonnet Songs” where Sebastien Boisseau’s upright bass is made white hot by the irradiating drums of John Hollenbeck, and under the intermittently thunderous skies of Samuel Blaser’s trombone. The fine, peaceful drizzle of “Missing Marc Suetterlyn” makes the heavy soil through which Alban Darche’s tenor ploughs deep swathes. Perfect seasons alternate sun and cloud. A balance nourished by beat and, more importantly, counterbeat. This is what our agricultural engineers recommend. Like the patience and attention to detail that are the prime qualities of the successful gardener.

Nurtured with passion in a favourable biotope, the plant will flourish in its fullest pomp. Of course, everything here is organic, with neither pesticides nor aggressive fertilisers. The leaves are alive with tiny detail and solid veins yielding a sweet, nutritive sap, often completely improvised. With this quartet, a lover of big landscapes and strong winds, nature reclaims its rights and its cycles. As the popular saying, quoted in many a gardener’s almanac, goes: “If at the Saint Bernard, the lake is frozen hard, by Saint Valentine the Jass will be doing just fine.”
Franpi Barriaux


Recorded by Andreas Stoffels at Studio in der Remise, Berlin, in June 2015. www.studioremise.com
Mixed and mastered by Dave Darlington at Bass Hit Recording, NYC. www.davedarlington.com
With special thanks to Olivier Ménard at CornerBox studio and Alain Herard at kontrabassberlin.de
LinerNotes written by Franpi Barriaux in May 2016. www.franpisunship.com, translated by Alan Fell.
John Hollenbeck plays Zildjian cymbals and crotales.
Alban Darche plays D'Addario Woodwinds reeds and Selmer saxophones.
Samuel Blaser plays and endorses Yamaha.
Sébastien Boisseau plays D'Addario strings.

“mix of sun and clouds” has been made possible through the French-American Jazz Exchange, a joint program of FACE (French American Cultural Exchange) and Mid Atlantic Arts Foundation, with generous funding from the Cultural Services of the French Embassy, Doris Duke Charitable Foundation, Florence Gould Foundation, Andrew W. Mellon Foundation, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique (“SACEM”), Institut Français and the Ministère de la Culture et de la Communication.
D. Chevallier, Ch. Lavergne, S. Boisseau
“Après avoir exploré des répertoires allant de la musique ancienne à la pop, la guitariste revient là où l’on ne l’attendait pas, avec un projet consacré aux standards.

Tout, dans cet album, semble viser à l’essentiel : l’instrumentation  resserrée du trio, tout d’abord, où David Chevallier renonce aux théorbe, banjo et autres douze-cordes qu’on l’a entendu pratiquer ailleurs, au profit de la seule guitare électrique. Le répertoire, ensuite, qui, à travers dix standards parmi les plus joués, le ramène à ses fondamentaux de jazzman. Pour autant, on s’en doute, le guitariste n’est pas du genre à se contenter d’une interprétation traditionnelle de ces classiques, pas plus d’ailleurs qu’il ne cherche à les détourner ou à les dissoudre dans un grand bain déconstructiviste. La démarche, autrement subtile, semble plutôt consister à travailler au corps chacune de ces compositions intimement connues, pour en extirper la substantifique moelle, le trait élémentaire qui en définit l’identité.

Dans le superbe arrangement de The Man I Love qui ouvre le disque, par exemple, les changements de métrique, loin d’être de simples gadgets, épousent intimement la structure de la chanson, en dévoilant les ressorts secrets, tandis que dans You and the Night and the Music, c’est le motif chromatique obsédant de la mélodie inaugurale qui va être renforcé et développé.
Surtout, aussi loin qu’il les amène, Chevallier n’oublie jamais l’esprit de ces chansons, leur sens profond : You Don’t Know What Love Is particulièrement mélancolique, Strange Fruit sordide et menaçant, The Way You Look Tonight léger et primesautier… Ajoutez-y une entente télépathique entre trois musiciens de haut vol, rompus aux acrobaties rythmiques les plus folles, et vous obtenez un album qui vaut le détour !”

Pascal Rozat – Jazz Magazine
A. Darche, J. Irabagon, J. Dumoulin, Ch. Lavergne, S. Boisseau
"Au commencement il y avait Le Cube, trio angulaire base de toutes mes déclinaisons cubiques.

À propos du trio Franck Bergerot disait : « Il est peu de saxophonistes identifiables comme Alban Darche, parce qu’il a une écriture – qu’elle soit déposée sur le papier où qu’elle trame ses improvisations – à nulle autre pareille. […] C’est frais, plein d’humour, d’une fausse-vraie désinvolture qui m’évoque la statuaire de Max Ernst. »

Depuis 14 ans, Le Cube n'a cessé de convier des personnalités fortes à teinter son discours.
Ici, en invitant le saxophoniste américain Jon Irabagon et le claviériste Belge Jozef Dumoulin à joindre Le Cube, je crée un HyprCub qui affirmera fortement les héritages qui nourrissent ma musique : Les jazz américains et européens, qui, s'ils ont longtemps été distingués, évoluent aujourd'hui pour se fondre dans une expression contemporaine riche des apports de chacun.

Dans l'HyprCub on retrouvera tant les contretemps déphasant d'un Steve Coleman que la sensualité féminine du souffle d'un Paul Desmond. L'HyprCub refusera de s’endormir dans un style, il continuera de faire bouger les frontières, poursuivant l’idéal d’une musique universelle où tout est à prendre et à apprendre.

Une musique à plusieurs dimensions ?

"À l’instar d’un peintre cubiste je souhaite restituer une musique qui exprime immédiatement la somme des souvenirs acoustiques ancrés en chacun de nous, réminiscences de la musique que forment les bandes-son de nos existences. Une perception instantanée de la bande originale d’un film imaginaire.
« Ma » musique doit être perçue par chacun comme il l'entend, mais j'aime lui conférer plusieurs niveaux de lectures. Un premier angle d'écoute - une première dimension - donne à entendre des mélodies reconnaissables, des pulsations évocatrices qui parlent au corps. Une deuxième écoute permet de discerner des subtilités moins apparentes : polyrythmies que je souhaite espiègles, contre-chants inédits ...
Plusieurs dimensions donc, oui. Au premier degré dans mes différents orchestres cubiques, au second degré dans le ressenti de la musique, du corps d'abord à l'esprit ensuite."
Alban Darche



“In the beginning there was Le Cube…

the cornerstone trio, the base off all cubic experiments. French journalist Franck Bergerot said of the trio “there are few sax players as identifiable as Alban Darche, because he has a style – be it written on paper or when he's improvising – like no other similar... It is fresh, full of humor, a false-true impertinence which reminds me of th statuary of Max Ernst.”

In the last 15 years, Le Cube has not ceased to invite strong personalities to colour its conversation. Here, by inviting the American saxophonist Jon Irabagon and the Belgian keyboard player Jozef Dumoulin to join Le Cube, I have created a HyprCub which confirms strongly the heritage that feeds my music: American + European jazz which, if for a long time were distinct, evolve nowadays to create a rich contemporary expression of each contribution.

In HyprCub we rediscover equally the off beats of Steve Coleman, as well as the feminine sensuality of the sound of Paul Desmond.
HyprCub refuses to contain a particular style, it aims to move frontiers, to pursue the ideal of a universal music where everything is to be used and learnt.

A music with several dimensions?

"Like a cubist painter, I whish to create a music that express immediately the sum of the acoustic memories deep inside each of us, reminiscent of the music that forms the sound track of our existence. An instant perception of the music of some imaginary film...
“My” music must be perceived by each as one wishes to ear it, but I like to offer several levels. The first angle (or dimension) gives recognizable tunes, evoking beats that speak to the body. At second listening one can discern subtleties less apparent: polyrhythms that I hope are tricky, original counter melodies...
Several dimensions therefore, yes! The first level in my different cubic orchestras, the second level in the feeling of music, body first and mind next.”
Alban Darche, November 2014
Matthieu Donarier & Sébastien Boisseau
WOOD sonde patiemment la matière, fait jaillir les résonances, creuse les silences, patine son chant jusqu’à l’épure.

Groupe de scène avant tout, ce duo de l’instinct et de l’instant démonte et remonte sans cesse ses compositions, improvise des hymnes à l’amour, des ryhtmiques improbables qui progressent sur le fil de l’inconnu, des chants d’oiseaux jamais entendus jusqu’alors. WOOD rend hommage à Duke Ellington et revisite Joachim Kühn avec la même force de propos. Les racines sont ancrées dans la terre du jazz, pour autant les branches sont multiples, pleines de fruits.

Leur musique coule de source : bien malin qui peut dire où commence l’improvisé, où finit l’écriture… c’est une des forces de ce duo, qui confirme définitivement la complicité de ces orfèvres que sont Sébastien Boisseau et Matthieu Donarier.

LA PRESSE EN PARLE

"Une réussite. Le disque s’écoute comme une seule et longue suite formant un arc musical tendu. Une longue histoire d’une grande beauté. Avec une assurance décontractée, dans un style très tonal, presque classique, les pièces s’enchaînent de manière fluide - peu de ruptures, peu de cris, le discours est suave sans être poli, les voix se répondent avec honnêteté, sans effets de style superflus."
Matthieu Jouan - citizenjazz.com

"Une musique où la puissance s'impose comme une force tranquille et immuable, sans aucune espèce de fioritures mais avec une énergie naturelle, souple et massive […]
Il n'y a pas à chercher bien loin pour tomber amoureux de ce disque addictif. Le bonheur est au coin du bois."
Franpi - franpisunship.com

"Voilà un disque qui m'a plu énormément. D'abord parce qu'une seule écoute ne suffit pas à en épuiser le suc. Ensuite parce que la variété sans incohérence de l'ensemble procure un réel plaisir. Parce que, aussi, les 2 artistes sont de merveilleux musiciens. Parce que l'album n'est ni trop long ni trop court. Mais aussi, et surtout, parce qu'il y a une réelle pensée derrière la production."
Ludovic Florin

"Un charme essentiel, la beauté du son - des sons […] La musique offerte par Wood, parce que belle et située hors des courants et des clichés, apaise et rassure"
Eric Quenot - Jazz Magazine/Jazzman, CHOC dans le n° de mai 2013

"C'est toute leur musique qui sent le bois. Le bois des anches de Donarier, le bois de la contrebasse de Boisseau."
Franck Bergerot Jazz Magazine/Jazzman, 3 pages dans le n° de mai 2013

"Sans filets, dans le plus grand épurement, l’expressivité mise à nue des deux musiciens donne lieu à un dialogue passionnant."
Sébastien Bertho - Tohu-Bohu

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[ENG]

Wood patiently probes into matter, makes harmonics gush forth, digs into silences, embellishes its song all the way to purity.
A stage band before all, this duo relies on instant and instinct to put apart and reassemble its compositions ceaselessly, improvise hymnes to love, improbable rhythms which follow the ebb and flow of the unknown, bird songs that have never been heard before.

Wood pays tribute to Duke Ellington and revisits Joachim Kühn with the same strong stance. The roots go deep into jazz soil while the branches are many and fruitful.
Their music flows naturally: Who knows where the improvisation starts and where the writing ends.... it is one of the strenghts of this duo, which definitely confirms the complicity between the fine artists that are Sébastien Boisseau and Matthieu Donarier. They will release their first opus by Spring 2013. Under the Yolk label, naturally.


reviews...

"Boisseau & Donarier belong to the young generation of improvising musicians who - following the work of artists like Louis Sclavis - play a kind of music that could be labelled as typically European, while freeing themselves from the emphasis on the cultural distinctiveness of French music: the duo of double bass player Sébastien Boisseau and reed player Matthieu Donarier is as much influenced by classical music. They also have in common their membership to Daniel Humair 's groups. Their vision of sound is playful, with an effective and accurate use of unconventional effects, but apart from that, their emphasis is on the lyrical side and clear form of their compositions. They are at their best when they allow themselves space to calmly explore their detailed and subtle sound, thus creating a firm musical tension. We hear a lot of jazz in their improvisations, but the result of their cooperation leans mostly towards transparent chamber music."
Ken Vos

"Within this new generation of French saxophone players that appeared in the 90's, Matthieu Donarier from the Loire region is undeniably one of the most gifted, the most relevant and the most wanted by the great names of this music (he has been a noticeable part of Daniel Humair, Patrice Caratini, Stephan Oliva's ensembles). Sébastien Boisseau is one of today's most remarked double bassist and he enjoys a great reputation . Just like a new Jean-François Jenny-Clarck ! Their meeting in a duo is a musical jewel »
Le Mans Europa Jazz Festival

"Their duo is an evidence full of surprises...
When one of the two flies away, the other makes sure to keep his two feet on the ground, so that their music always dithers between the earth and the sky.It is light, fluid and utterly mastered. One can perceive the complicity at once, or even more, this telepathic bond which leads them to choose at any time what seems to be the most suitable option to what the other one puts forward."
Olivier Acosta, www.mozaic-jazz.com
J. Hollenbeck, A. Darche, S. Blaser, S. Boisseau
JASS as in John, Alban, Samuel, Sébastien. Or as in jass, a centuries-old card game for four players, also called chibre, that is popular to this day in Switzerland and in the Austrian region of Voralberg. Or also as in jass, the term used by the Original Dixieland Jass Band lead by Nick La Rocca in March 1917 for the very first jazz-album recording.*
Thus Jass can be viewed as a semantic connection of little importance or simply an amusing etymological coincidence.
One might also suppose that some perceptive intuition, chance encounters and unplanned events such as Alban Darche’s admiration for John Hollenbeck’s Claudia Quintet and his fortuitious meeting with their drummer, the development of a real bond between Samuel Blaser and Sebastien Boisseau or the playfulness shared by the four protagonists have guided them to reveal an aesthetic glee generated by a music both modern and deeply rooted in jazz history. A music that is eminently collective, that is expertly composed but yet its natural flow allows the meaning to emerge as much in the silences as in the musical motif wrought from listening to each other’s ideas and feelings.
A first concert in Berlin in July 2011 and later, an artist's residency in Nantes in January 2012 (where the current album was recorded ) were sufficient for these four highly demanding musicians to create, in such a natural fashion, a striking sequence of original themes whilst maintaining the group performance at its heart, whilst keeping in check demands of organisation and balance in order to allow free-flowing elements of interference, of effervescence, of intoxication and yet avoiding being side-tracked on an excess or effusiveness.
As compact and well-constructed as it appears, this music cannot be easily encapsulated by one single interpretation. It invites the listener to create one’s own impression derived from the different alternatives suggested by it’s framework and networked connections which suggest that at any moment anything is possible. The precise attention given to the form of each piece and the constant concern for a clear structure are a fertile basis for the melodic voice and the many micro-narratives which intertwine consistently on a palette of incandescent chromatics.


Bernard Aimé
translation by Catherine O'Mahony

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[FR]

JASS, soit John, Alban, Samuel, Sébastien. Soit aussi jass, ce jeu de cartes ancestral, également appelé chibre, toujours très populaire en Suisse et dans le Vorarlberg autrichien, qui se joue généralement à quatre. Soit encore jass, ce terme apparu pour le tout premier enregistrement d’un disque de jazz, en mars 1917, par l’Original Dixieland Jass Band mené par Nick La Rocca*… On peut voir là un rapprochement sémantique anodin ou une coïncidence étymologique amusante. On peut aussi présumer quelque intuition perforante si l’on tient compte que c’est avant tout des jonctions fortuites et des situations non préméditées – l’admiration d’Alban Darche pour le Claudia Quintet de John Hollenbeck et sa rencontre avec le batteur, la confirmation d’une vraie complicité entre Samuel Blaser et Sébastien Boisseau, le goût du jeu et des confrontations partagé par les quatre protagonistes – qui ont mis au jour l’intense jubilation esthétique générée par cette musique à la fois résolument moderne et intimement ancrée dans l’histoire du jazz. Une musique éminemment collective dont la construction savante mais toujours fluide laisse percer le sens – sous l’aiguillon des idées et des sensations tirées de l’écoute de l’autre – autant dans les silences et les à-côtés que dans le cheminement narratif.
Une première expérience à Berlin en juillet 2011 puis une résidence à Nantes en janvier 2012 (dont est issu le présent enregistrement) auront donc suffi à quatre musiciens exigeants pour mettre en œuvre, en parfaite décontraction, l’ordre remarquable de cette traversée de thèmes originaux laissant le jeu d’ensemble au cœur de la trajectoire, maîtrisant et dépassant un besoin d'organisation et d’équilibre pour initier à des formes de perturbation, d’effervescence, d’ivresse, de jouissance, sans s’égarer jamais ni dans la profusion, ni dans l’effusion.
Aussi compacte, construite et réfléchie qu’elle apparaisse, cette musique ne formule cependant pas une détermination unique ; elle invite à une écoute créatrice à partir des alternatives multiples que suggèrent sa trame et son réseau de correspondances improvisées, lorsqu’il s’avère qu’à tout instant tout est possible. En ce sens l’attention très précise portée à la forme de chaque pièce, et parallèlement le souci constant de la structure lisible, constituent un terreau fécond pour que, dans un même élan, les voix mélodiques, comme autant de micro-récits, s’enchevêtrent pour se concentrer sur une palette consistante au chromatisme brûlant.

Bernard Aimé

* « En général, il y a association de jass (ou jazz) à la danse, la vitalité, l’acte sexuel », nous rappelle le Dictionnaire du jazz. Quant à chibre, il s’agit d’un mot d’argot ancien, mais encore employé au 20e siècle (par Jean Genet notamment), qui désigne le sexe masculin. Il n’y a là, cependant, aucune raison de se perdre en conjectures concernant la potentielle érotisation de la musique de JASS…

A. Darche, S. Rifflet, M. Donarier, F. Ripoche, D. Ithursarry, N. Darche, MV. Cadoret, C. Lavergne, S. Boisseau

« L’OrphiCube est un orchestre à géométrie variable : six musiciens fixes, gardiens de la solidité architecturale, accompagnés de trois voix renouvelables, enclines à colorer l’édifice. Je veux ainsi qu’à chaque fois une fraîcheur et un éclairage nouveau viennent bousculer une exécution millimétrée, que nous concentrions un monde de couleurs dans chaque mesure de notre musique.

À l’instar du peintre cubiste Robert Delaunay qui voulait traduire les impressions laissées par la lumière sur sa rétine après avoir regardé fixement la lune et le soleil, je souhaite restituer une musique qui exprime immédiatement la somme des souvenirs acoustiques ancrés en chacun de nous, réminiscences de la musique que forment les bandes-son de nos existences.

Une perception instantanée de la bande originale d’un film imaginaire».
Alban Darche

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[ENG]

"L’OrphiCube is an orchestra with variable geometry: six permanent musicians, maintaining the structural rigidity, accompanied by a choice of three voices, each inclined to colour the edifice in its own way. Through this, I want our forensic execution to be transformed by a freshness and a new light each time, for us to condense a whole world of colour in every bar of our music.

Taking inspiration from the cubist painter Robert Delaunay (who wanted to translate the impressions left on the retina by light after staring at the moon and sun), I want to create a type of music which immediately expresses the sum of the sound memories resting in each of us, reminiscences of the music that forms the soundtracks of our lives.

A fleeting glimpse of the soundtrack of an imaginary film."
Alban Darche

movie soundtrack LP by Eric Thomas
Alors qu'une opportunité professionnelle inespérée se présente à Paris, Laurent rejoint d'urgence la maison familiale en Bretagne, où il n'a pas remis les pieds depuis des années. Sa sœur Marie doit lui révéler quelque chose de grave. Mais à son arrivée, rien ne se passe : la trilogie des femmes – sœur, mère et grand-mère – reste muette. Accroché à son téléphone, Laurent tente avec maladresse de nouer le dialogue. Mais avec qui ?

Un film de Sonia Larue
D. Hélin, J-Y. Evrard, L. Evrard, S. Boisseau
Le Crépuscule des Idiots

A l’origine un cinquième album, dont la réalisation fut épique et riche, avec glissades sur terrains pentus, montées de collines et virevoltes solaires grâce à Jean-Yves Evrard que
Daniel avait besoin de retrouver, pour le plaisir des semailles et la joie de la récolte.
L’atelier de pollinisation eut lieu sur des textes et brailleries explorant l’idée de la « Chanson » pour en bousculer les retranchements formels avec des inventaires, des nouvelles nouvelles, de l’hymne hédoniste et des retranchements épicés.
Ce sont donc des soucoupes volantes qui se sont gravées sur le disque bel et bien rond pour stimuler sens et sensations.
Composé en 2011 et 2012 entre le Tarn, la Flandre et Bruxelles, il est enregistré par Rudi Coclet au Jet Studio.
A la batterie, Louis Evrard, le digne fils de son père et à la contrebasse, Sébastien Boisseau assurent le groove et le squelette de cette aventure sonore.
Tous les arrangements, sons, orgues, trompettes, flûtes et électrons libres viennent de la guitare de Mr Jean-Yves Evrard.

Daniel est comédien... Non, il est circassien, barde. En fait, il est musicien. Ou alors, chanteur... Bon, il est un peu tout cela à la fois, mais vous dire ssil est un peu plus ça et un peu moins cela...

Résumons : c’est un artiste multi-facettes qui aime imaginer des formules protéiformes pour nous faire vibrer entre poésie et humour, pour bousculer et stimuler nos sens etnos sensations.

Pour un vrai bas-les-masques joyeux du pire et pour tordre le vilain chiffon des idées reçues, il vous invite à célébrer en papillotes et créations de textes Le Crépuscule des Idiots. En 4 Dimensions, d’oeil à oeil, coeur à coeur en fredonnant, caressant, braillant, susurrant, gueulant la réalisation des possibles qui dansent pour ceux qui les jouent de leurs mains...Tant que la planète reçoit leurs pas. Si on avance: on meurt, si on recule: on meurt. Alors pourquoi reculerait-on ?
A. Darche, N. Darche, M. Donarier, F. Ripoche, S. Boisseau, M-V. Cadoret, E. Birault, C. Lavergne, A. Magouët, G. Tamisier
« Par un procédé aussi mystérieux que celui qui transforme le blanc d’œuf en meringue, le jazz a toujours été associé à l’esprit de Noël. Que ce soit brillant ou sucré, Kitsch ou moqueur, la plupart des chants de Noël sont des standards en plus d’être des traditionnels. Voilà donc une musique connue de tous en surface qui intéresse Alban Darche en profondeur.
En grand amateur de Tim Burton, il s’est donc bâti son Étrange Noël à lui, et visite Christmas Town en compagnie de vieux complices, avec la ferme intention de refaire la déco intérieure sans toucher aux vieux murs. Une chose est sûre : à l’instar d’un bon vieux Jack Skellington, Noël ne sera plus pareil. »

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[ENG]

"By a process as mysterious as the transformation of egg whites into meringue, jazz has always been associated with the Christmas spirit. Whether it is shiny or sweet, kitsch or scoffer, most Christmas carols are standards as well as traditional. So this music everyone knows superficially interests Alban Darche in depth.
As a big fan of Tim Burton, he’s built his own unique vision of Christmas, and visit Christmas Town along with old accomplices, with the firm intention of redoing the interior decoration without touching the old walls. One thing’s for sure: like with good old Jack Skellington, Christmas will never be the same."
JM Foltz, C. Marguet, P. Mouratoglou, S. Boisseau
" Que gardons-nous, Chura?
Il m’a répondu :

- Les pierres. Il y a des dieux dedans, des viracochas."

(Henri Gougaud, Les Sept Plumes de l'aigle, éditions du Seuil, 1995)




Au moment où j'imaginais ce répertoire, je préparais un voyage en Amérique latine qui devait me conduire sur le chemin de l'inca - Qhapaq Ñan - jusqu'aux ruines de Tiahuanaco. Dans la perspective de ce périple, je m'étais plongé dans une lecture passionnée du récit d’Henri Gougaud Les Sept Plumes de l'aigle. La mystique chamanique et les mystères des hauts-plateaux andins racontés dans ce livre magnifique m’ont inspiré une trame et donné un souffle…

Puis le temps, l'espace et la route, qui se déroulent de façon si particulière sur l'altiplano, ont donné naissance à un univers musical à mi-chemin entre rêve et réalité. Je ne distingue plus exactement ce qui fut de l'ordre du songe et ce qui fut du voyage, mais ces compositions issues d’un mélange d'impressions authentiques et de fiction en sont le souvenir et constituent, en définitive, comme un journal de mythologie intime.

Pendant un temps, cette musique, conçue à l’origine pour un trio, est restée suspendue. Le moment venu de l’enregistrer, la guitare s’est ajoutée comme une couleur précieuse, étroitement liée à cette histoire mais restée jusqu’alors entre les lignes.

Ce disque est une invitation au voyage, évoquant une civilisation qui me fascinait quand j'étais enfant, sa profonde sagesse ancrée dans la Terre-Mère et ses vestiges: les ruines majestueuses et leur pierre chargée de mémoires...

Jean-Marc Foltz

A. darche, S. Rifflet, F. Ripoche, M. Donarier, MV Cadoret, N. Darche, C. Lavergne, D. Ithursarry, S. Boisseau
« L’OrphiCube est un orchestre à géométrie variable : six musiciens fixes, gardiens de la solidité architecturale, accompagnés de trois voix renouvelables, enclines à colorer l’édifice. Je veux ainsi qu’à chaque fois une fraîcheur et un éclairage nouveau viennent bousculer une exécution millimétrée, que nous concentrions un monde de couleurs dans chaque mesure de notre musique.
À l’instar du peintre cubiste Robert Delaunay qui voulait traduire les impressions laissées par la lumière sur sa rétine après avoir regardé fixement la lune et le soleil, je souhaite restituer une musique qui exprime immédiatement la somme des souvenirs acoustiques ancrés en chacun de nous, réminiscences de la musique que forment les bandes-son de nos existences.
Une perception instantanée de la bande originale d’un film imaginaire. »

Alban Darche


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[ENG]

"L’Orphicube is an orchestra with variable geometry: six permanent musicians, maintaining the structural rigidity, accompanied by a choice of three voices, each inclined to colour the edifice in its own way. Through this, I want our forensic execution to be transformed by a freshness and a new light each time, for us to condense a whole world of colour in every bar of our music.

Taking inspiration from the cubist painter Robert Delaunay (who wanted to translate the impressions left on the retina by light after staring at the moon and sun), I want to create a type of music which immediately expresses the sum of the sound memories resting in each of us, reminiscences of the music that forms the soundtracks of our lives.
A fleeting glimpse of the soundtrack of an imaginary film. "

Alban Darche
A. Darche, P. Benech, E. Birault, S. Boisseau, D. Casimir, G. Coronado, N. Darche, T. De Pourquery, M. Donarier, A. Guillou, C. Lavergne, F. Maurin, Y. Neveu, JL Pommier, S. Rifflet, F. Ripoche, G. Tamisier, A. Vankenhove,

Pour ce programme, chanteurs, pianiste, deuxième batteur et technicien lumière rejoignent la grande équipe du Gros Cube. Après la traversée de l’univers policier des années 70, marquée par la sortie en 2007 de l’album « Polar Mood », le chef d’orchestre du Gros Cube se tourne vers une toute autre dimension.

Alban Darche a repensé sa formation pour la mettre au service du légendaire groupe Queen. C’est à la fois une version ré-arrangée, re-rockisée et modernisée que nous propose le compositeur. Loin des reprises, c’est l’appropriation de chansons bien choisies et d’une musique universelle que le Gros Cube se propose de défendre : la POP music.

Le Gros Cube met les petits plats dans les grands pour un projet d’envergure à l’image mégalo du groupe britannique ; il voit la musique en grand.

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[ENG]

 

Le Gros Cube is getting pampered!
For this new program, three singers, two pianists, a second drummer and a light engineer are joining the team. Alban Darche reshaped his orchestra to help serve Queen, the legendary British rock band, and create more modern, re-arranged and ‘rocked-up’ pieces.
Far from being a suite of covers, le Gros Cube make some well-chosen songs theirs and aim at defending a universal music: PoP music. in Freddie Mercury’s shoes are three singers, three personalities: Thomas de Pourquery’s extravaganza, F.M.’s poetry and Arnaud Guillou’s seriousness.
le Gros Cube thinks big and goes all-out for a large- scale creation following in the footsteps of the over- the-top British band.

 

G. Gádo, D. Liebman, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau
Matthieu Donarier & Sébastien Boisseau
WOOD sonde patiemment la matière, fait jaillir les résonances, creuse les silences, patine son chant jusqu’à l’épure.
Groupe de scène avant tout, ce duo de l’instinct et de l’instant démonte et remonte sans cesse ses compositions, improvise des hymnes à l’amour, des ryhtmiques improbables qui progressent sur le fil de l’inconnu, des chants d’oiseaux jamais entendus jusqu’alors. WOOD rend hommage à Duke Ellington et revisite Joachim Kühn avec la même force de propos. Les racines sont ancrées dans la terre du jazz, pour autant les branches sont multiples, pleines de fruits.
Leur musique coule de source : bien malin qui peut dire où commence l’improvisé, où finit l’écriture… c’est une des forces de ce duo, qui confirme définitivement la complicité de ces orfèvres que sont Sébastien Boisseau et Matthieu Donarier.
S. Spang Hanssen, C. Lavergen, S. Boisseau
A. Darche, C. Lavergne, S. Boisseau
"Dix ans se sont écoulés depuis la sortie du dernier album du Cube et c’est comme un retour aux sources, des retrouvailles intimes avec des partenaires capables de faire sonner de manière évidente une écriture complexe.
Un retour aux sources avec dix ans de plus. Un coup de vieux assumé : ce Frelon rouge est plein de références à un jazz historique. Un jazz classieux, cool raffiné, qui regarde vers la West Coast ou vers les Brésils de Stan Getz et d’Hermeto Pascoal. Alban Darche lorgne aussi vers les musiques populaires, dansantes, imaginant des folklores à des villes où il a posé ses valises...
En dix ans, Alban Darche a aussi eu le temps de cultiver son goût un peu pervers pour les enchaînements harmoniques bizarres, les structures de guingois, les suites numériques qui se superposent. Ça lui plaît que toute cette complexité ne saute pas à l’oreille mais produise une musique qui coule de source : un peu pervers on vous dit."
Thierry Mallevaës
D. Badault, R. Huby, S. Boisseau, T. Arthurs
par Denis Desassis // Publié le 6 mai 2013 sur www.citizenjazz.com

Ce disque subjugue dès la première écoute. Mais pourquoi s’en étonner ? Il y a un peu plus de deux ans, en mars 2011, Citizen Jazz saluait la parution de la première production, sobrement intitulée H3B, d’un quartet acoustique sans batterie placé sous la férule de Denis Badault, une formation originale dont la géométrie paritaire et les subtils accords de voix aboutissaient à une musique à la fois ambitieuse et fluide. Un univers intimiste, une quête de couleurs volontiers impressionnistes, un laboratoire des sons dont la créativité était des plus réjouissantes.

D’abord connu (et reconnu) en 1982 comme créateur de la Bande à Badault, un ensemble éclectique de treize musiciens, le pianiste sera choisi quelque temps plus tard, en 1986, par François Jeanneau pour intégrer le premier Orchestre National de Jazz aux côtés d’Andy Emler, avant d’en être nommé directeur pour trois saisons en 1991. Badault est un pédagogue, aussi actif en matière de composition que d’improvisation, amoureux de danse contemporaine et d’électronique ; mais il est aussi (surtout ?) l’animateur de petites formations comme le Trio Bado (avec Olivier Sens et François Merville), les Trois Claviers avec Andy Emler et Emmanuel Bex et, bien sûr, le quartet H3B, découvert en 2009 lors de la création de BadOxymore avec l’Orchestre National de Montpellier.

Songs, No Songs, publié à l’automne 2012, est donc le deuxième chapitre du roman H3B. Le titre du disque renvoie à la méthode employée : ces treize pièces sont soit écrites, les mélodies se voulant alors plus ou moins raffinées (les « songs »), dans un souci du son et d’une forme assez concise, soit des improvisations libres (les « no songs »), propices aux expérimentations. Il y a donc dans cet album intimiste une construction élaborée reposant sur le quadrilatère harmonieux que constituent, aux côtés de Badault, Régis Huby au violon [1], Sébastien Boisseau à la contrebasse et Tom Arthurs à la trompette. Ce quartet [2], est d’une grande justesse ; la scénarisation – l’alternance compositions/improvisations – s’efface très vite et on ne perçoit plus qu’un seul ensemble, lyrique, volontiers romantique, et plutôt atypique, dont les textures entremêlées sont de toute beauté. Aucune facilité dans l’exécution, mais un travail savant de (re)création d’une musique contemporaine aux atours élégants. Et bien malin qui, sans les notes de pochette, saura ou voudra démêler les fils de ces deux démarches complémentaires (« Ré For Régis », composé ou improvisé ?). Bien sûr, les compositions mettent en avant un chant vibratoire, mais aussi des rythmes, des scansions parfois hypnotiques, aux confins du sérialisme, et les improvisations aux contours plus sinueux se glissent entre elles comme de stimulants jeux de questions et réponses entre instruments, des espaces de recherche où le travail de modelage des sons relève de l’expérimentation, avec son cortège d’incertitudes. Qu’on se rassure toutefois : les deux chemins ne laissent jamais l’auditeur sur le bas-côté ; tantôt parallèles, tantôt imbriqués, il sont toujours en mouvement.

Le résultat est constamment magnifique - une rivière qui prendrait sa source assez loin, au début du XXe siècle, avant de s’oxygéner dans les inventions du présent. Une musique de notre temps, qu’on peut appeler jazz par commodité mais qui s’échappe de son cadre dès que l’occasion se présente et revêt alors les couleurs de la musique de chambre. Impossible d’évoquer un musicien plutôt qu’un autre : on l’a dit, l’idée même de hiérarchie est absente dans cet équilibre parfait, mis en valeur par une prise de son impeccable. Bien difficile aussi de citer telle pièce plus qu’une autre car le disque est à prendre comme un tout : même si le thème de « L’envie » et son gospel sous-jacent où chaque instrument semble tutoyer les anges donnent la chair de poule ; même si, dans la foulée, « Veloce And Piano » s’embarque dans une course débridée qui contraste avec malice avec ce qui précède. Une musique où tout est bon à prendre…

Denis Badault réussit son opération séduction : Songs, No Songs est un disque aux tonalités vespérales dont on ne parvient pas facilement à se séparer. Il laisse parfois imaginer une conversation animée où se feraient entendre les voix de Debussy, Schoenberg et Chet Baker, dans la dégustation d’une « 7e huître » que leur auraient apportée Stravinski et Steve Reich. Il reste de la place à leur table, et le pianiste s’y est d’ailleurs installé avec gourmandise en compagnie de ses comparses.
D. Casimir, A. Darche, JL Pommier, M. Donarier, S. Boisseau
Yolk en Cuisine, cinq solistes réunis en un quintet de musique de chambre, sans batterie et en diffusion acoustique. Pour l’année 2010, leur programme a été entièrement composé par Daniel Casimir qui tente ici un travail d’équilibriste : une écriture capable de provoquer des intentions d’improvisations très diverses tout en gardant une identité affirmée. Un jazz contemporain qui intègre autant la possibilité d’improvisation libre que l’utilisation de divers systèmes d’accompagnement. Le but recherché est une expérience vivante et en partie spontanée de musique de chambre, loin des modes et des étiquettes ; une relation atypique entre une écriture flirtant avec le jazz, la musique classique voire contemporaine et l’improvisation. L’idée de jouer en acoustique souligne le caractère de l’expérience sonore. L’auditeur doit parfois avoir l’impression qu’on lui murmure amoureusement à l’oreille et à d’autres moments il doit ressentir la qualité charnelle et la force physique d’un fortissimo d’ensemble.
En d’autres termes Yolk en Cuisine vous servira des mets musicaux à la hauteur de la finesse et de l’inventivité de la nouvelle cuisine...
H. Lüdemann, Dejan Terzic, S. Boisseau
S. Boisseau, M. Donarier, L. Blondiau, V. Kujala, M. Kalio
D. Badault, R. Huby, S. Boisseau, T. Arthurs
H. Lüdemann, D. Terzic, S. Boisseau
A. Darche, G. Gado, S. Boisseau
G. Hazebrouck, K. Hiriart, N. Larmignat, S. Rouiller, L. Vanhéee, S. Boisseau
J. Kühn, C. Mariano, G. Dudek, S. Sulzmann, T. Levin, D. Humair, M. Schoof, P. Minafra, C. Bauer, A. Skidmore, J. Stivin, M. Schriefl, R. Van den Broek, A. Haurand, S. Boisseau
L. Genc, A. Darche, D. Casimir, N. Tegen, S. Boisseau
C. Marguet, J. Khün, C. Monniot, S. Boisseau
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, M. Szandai, L. Roszman, B. Fábry, B. Gál, A. Martós, T. Geröly
D. Humair, C. Monniot, M. Codjia, M. Donarier, S. Boisseau
A. Darche, S. Rifflet, M. Donarier, F. Ripoche, P. Charnois, JL Pommier, D. Casimir, P. Benech, G. Tamisier, A. Besson, L. Blondiau, A. Roulin, G. Coronado, C. Lavergne, S. Boisseau

Revisitant l’univers des musiques des films policiers des années 70, Polar Mood est le troisième album du Gros Cube.

Le Gros Cube se sont 15 complices : saxophones, trompettes, trombones, guitare, contrebasse et batterie. 15 personnalités pour défendre une identité. Celle du big band, du collectif ! Tour à tour ronronnant, ronflant ou rugissant, rutilant mais jamais trop, Le Gros Cube fait moins penser à une formule 1 qu’à un joyeux ballet de motards en goguette, chorégraphié de main de maître. De l’instrumentation la plus classique du big band, Alban Darche réussit à tirer des combinaisons inouïes, démontant et remontant sans cesse les sections, revissant les sons à la façon d’un “meccano musical” confié à un enfant surdoué.

Que cela soit sur le disque ou sur scène, aucun des musiciens ne manque de place. Chacun s’exprime, s’amuse, se laisse aller à une liberté musicale, qui pourraient sembler difficile à acquérir vu leur nombre. Mais ce n’est pas le cas. Ce qui rend Le Gros Cube si plaisant à écouter.

Extraits de presse :

“De la capacité énergique des premiers big bands aux inventions de Gil Evans, tout a été digéré. Le titre Amalgam qui mêle un funk multiforme au folklore français résume le projet. (...) Ce gros cube marque une étape dans l’histoire du jazz hexagonal. Celle d’une génération arrivée à maturité. Demeure l’émoi.” Philippe Deneuve

Le grand frisson
“On aime, oui ; on peut même écrire : on adore !” Jacques Chesnel – Culture Jazz

“Un jeu tour à tour bien poli, épithète qui justement sied aux cuivres, puis tour à tour vrombissant ou même claquant au vent lorsque dans le spi gonflé des pavillons on lâche de la toile. Alban Darche a rameuté pour ce faire un équipage de chic et de choc” Robert Latxague

F. Jeanneau, E. Spanyi, G. Juramie, J. Quitzke, A. Cissoko
S. Oliva, F. Raulin, L. Dehors, C. Monniot, S. Boisseau
S. Oliva, JM Foltz, B. Dox, E. Thielemans, S. Boisseau
A. Darche, Katerine, S. Rifflet, M. Donarier, F. Ripoche, P. Charnois, JL Pommier, D. Casimir, P. Benech, G. Tamisier, A. Besson, L. Blondiau, A. Roulin, G. Coronado, C. Lavergne, S. Boisseau

“Ils se sont croisés. Se sont reconnus, se sont plu. Ils se paxent. Normal. Ils auraient très bien pu passer l’un à côté de l’autre mais, bon, il y avait le minimum de ces coïncidences dont on s’émerveille quand on tombe amoureux avant d’apprendre que les couples ont toutes les chances de se former entre gens de la même aire géographique, du même âge et du même milieu social.

Cela dit, des gens on en croise, et le plus souvent, ça s’arrête là. Ces deux-là, sont allés (un peu) plus loin, parce qu’ils se sont trouvé d’autres points communs. Cette même rare élégance de ne rien lâcher, de faire le boulot le plus consciencieusement du monde. Et surtout ce rapport très particulier au monde, cette manière assez déstabilisante de manier en même temps le premier et le troisième degré, de concilier recul ironique et engagement frontal.

Faut pas non plus rêver : ce disque, ce n’est pas une histoire de couple. Juste une rencontre, un moment privilégié qui voit la pop de Katerine se fondre dans les compositions et les arrangements d’ Alban Darche, et le jazz solide et facétieux du Gros Cube être totalement au service des mots de Katerine.

Le Pax : un vrai disque de jazz qui a parfaitement sa place dans l’intégrale des oeuvres de Katerine. Le Pax : un nouveau CD de Katerine qui doit évidemment être placé dans la catégorie “jazz d’invention”. Ça va encore être simple à ranger !”
Thierry Mallevaes

JY Evrard, L. Blondiau, J Van Herzeele, J. Dumoulin, E. Thielemans, S. Boisseau
G. Gadó, G. Winand, A. Besson, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau, F. Schreck, DV Nagy, A. Acs, K. Bacso, B. Bujtor, B. Fabry
K. Olah, K. Bacsó, S. Boisseau
F. Ambrosetti, G. Ambrosetti, D. Moroni, D. Humair, S. Boisseau
C. Piromalli, N. Larmignat, S. Boisseau
S. Boisseau, M. Donarier, L. Blondiau, G. Gadó, S. Pasborg
C. Piromalli, N. Larmignat, S. Boisseau
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau
A. Darche, Katerine, S. Rifflet, M. Donarier, F. Ripoche, P. Charnois, JL Pommier, D. Casimir, G. Tamisier, A. Besson, L. Blondiau, A. Roulin, G. Coronado, C. Lavergne, S. Boisseau
A. Darche, G. Gadó, S. Boisseau, RTQ String Quartet
G. Kornazov, S. Guillaume, M. Codjia, T. Grimmonprez, K. Lutzkanov, G. Tamisier
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau
Samantha 7, Kgafela Oa Moggoodi, Tabuho, JY Evrard, L. Blondiau, J Van Herzeele, J. Dumoulin, E. Thielemans, S. Boisseau
A. Challéat, A. Besson, S. Bourguignon, P. Desmoulins, JL Pommier, P. Rousseau, JB Réhault, S. Rifflet, O. Thémines, P. Durand, K. Le Marec, N. Larmignat, B. Regnier, S. Boisseau
M. Nissim, J. Bolognesi, J. Aussanaire, J. Mahieux, S. Boisseau
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau
G. Zufferey, D. Humair, S. Boisseau
D. Humair, C. Monniot, M. Donarier, M. Codjia, S. Boisseau
A. Darche, C. Lavergne, S. Boisseau, A. Roulin, P. Charnois, G. Coronado
A. Darche, A. Roulin, C. Lavergne, S. Boisseau, G. Coronado, P. Charnois, G. Tamisier
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, M. Dresch, L. Göz, F. Schreck, S. Boisseau, JH Barcza, E. Balázs
D. Humair, M. Stam, D. Friedman, S. Boisseau
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau
A. Challéat, A. Besson, S. Bourguignon, P. Desmoulins, JL Pommier, P. Rousseau, JB Réhault, S. Rifflet, O. Thémines, E. Amrofel, K. Le Marec, N. Larmignat, B. Regnier, S. Boisseau
"Deux trompettes, une section de trombones à trois (dont un tuba qui double parfois la contrebasse), quatre pupitres de saxes (dont une clarinette et une flûte qui se glisse parfois parmi les cuivres), une rythmique complète (où guitare et vibraphone occupent chacun à leur façon la place du piano, les mailloches filant volontiers à l’anglaise pour rejoindre la ligne des vents). Soit un little big-band entre les mains d’un chef et compositeur, Bruno Régnier, qui ne pense pas organigramme, mais palette de couleurs. Loin cependant des recettes d’orchestration ou d’harmonie. Sa plume est toujours au service de scénarios captivants, de développements pénétrants, où la succession des climats répond aux impératifs d’intrigues authentiques. On pense à Matthias Rüegg, à Antoine Hervé, à Martial Solal et à André Hodeir, sans qu’à aucun moment ne s’impose l’idée d’une copie conforme, d’une facilité empruntée. Bien plus, Bruno Régnier a su se constituer au fil des années, en région Centre, une équipe de fidèles dont il sait mettre en valeur, que ce soit en les intégrant à son écriture ou en leur laissant la bride sur le cou : voir la magnifique introduction rubato laissée à Olivier Thémines et Nicolas Larmignat (clarinette et batterie) sur Quadrakat, le prélude pour flûte et orchestre offert à Aude Challéat (…Dans l’herbe), le concertino pour contrebasse à l’archet écrit pour Sébastien Boisseau (P.C. le retour). A programmer de toute urgence dans les festivals."

Franck Bergerot
G. Gadó, M. Donarier, J. Quitzke, S. Boisseau, G. Winand, M. Dresch, F. Kóvacs, M. Szandai, E. Balázs
Gábor Gadó: Homeward

"With this record, Gábor Gadó returns to his Pan-European cultural heritage, as well as to the vitality, nourished by ethnic diversity, that has for centuries been a decisive force in shaping the musical image of his homeland."

László Matisz

LINER NOTES :

The "homecoming" of this Hungarian guitar player from France is more than just a noble gesture to those at home. Homeward is a metaphor that encapsulates interlinking or overlapping symbols. With this record, Gábor Gadó returns to his Pan-European cultural heritage, as well as to the vitality, nourished by ethnic diversity, that has for centuries been a decisive force in shaping the musical image of his homeland. The notion of "homecoming" however depends on an absence, and thus can only be authentic if this duality is not cloaked in hypocritical mystery. Homeward expresses this inherent duality with heartfelt honesty. Hence this CD is not only special due to its complexity, but is also a fully authentic production with regard to its aims and conceptual clarity.
Gábor Gadó was born in Budapest in 1957. He began his musical studies on the violin, later switching to the classical guitar. He graduated in 1983 from the Budapest Jazz Faculty, now an autonomous department of the Ferenc Liszt Academy of Music, having studied under Gyula Babos. He started to compose soon after, while playing with top Hungarian jazz musicians, including Róbert Rátonyi Jr., Ferenc Snétberger, Attila László, Béla Szakcsi Lakatos, Elemér Balázs and Kálmán Oláh. As time passed, he began to play with increasing frequency in international ensembles, with famous artists such as Gerard Weasley, Randy Ross and Shammy Jinda (György Jinda). He has lived in Paris since 1995, and has worked for a short time in London. The material for his highly successful Greetings from the Angel was prepared with his present quartet, which has been active on the French jazz scene since 2000. The recording was made in Budapest, with contributions from Hungarian musicians.
Homeward is Gábor Gadó's fifth recording, and the third CD produced in co-operation with the Budapest Music Center since 1999. It is representative of both Gadó's French quartet and the renowned Hungarian musicians who make their presence felt in a highly sensitive and ingenious way in a special musical atmosphere.
Singer Gábor Winand is an adept performer of Gábor Gadó's compositions, which have formed a part of his repertory for some time. His singing voice and mature technique adapt harmonically to Gadó's increasingly characteristic lacing of melodies. This co-operation has given birth to exceptionally beautiful solos, exemplifying a high level of concentration on each other, even in the more jazz-like improvisations.
Special mention should be made of the two solo saxophone players, Mihály Dresch (Hungary) and Matthieu Donarier (France). Dresch is one of the very few jazz musicians whose music is imbued with a Central European mentality, while Donarier surprises the audience with a brilliant instrumental technique, paired with an exceptional emotional richness.
The violin of Ferenc Kovács, a member of the Dresch Quartet, is another unmistakable, unique sound on the recording, and he excels in performing the Central European and slightly Balkan motifs, appearing for the first time in Gadó's pieces. To top this off the band features a rhythm section with an almost identical level of sensitivity, consisting of double bass players Mátyás Szandai and Sébastian Boisseau with drummers Elemér Balázs and Joe Quitzke. Though Gábor Gadó's instrumental performance is high soaring, elusive and translucently ethereal, it determines every part of the production, mainly with its melodic, harmonic richness and abstract conceptuality rather than by its dominance. The meta-communicative content of his music is discernible not only to his fellow musicians, but has also an appreciable effect on the audience, elevating them to a state approaching grace. The clear conceptual aim of Gadó's compositions may eclipse even the significance of his guitar playing. In an interview given on the occasion of his previous record, he expressed the basic motive for his creative intention as follows: "I look for meaning and content in all kinds of music, and I aim at a clear, intelligible expression in mine. As for the reception of music, I do not conceive it as some kind of a laboured analysis; it simply requires that I understand its meaning and be able to communicate my message to others."
Homeward projects dual emotions, interpretations, approaches and relationships simultaneously. The effect of the French way of existence and point of view, combined with the Hungarian emotional attitude and general feelings, (in one composition, the merger of the two), is especially significant in this production. To ensure the authentic expression of these, Gábor Gadó chose French musicians for the former and Hungarian musicians for the latter. Finally, we must not forget the literary inspiration behind the musical composition, which has been an essential element in the background of Gadó's compositions for years. To demonstrate this, here is a quote from one of our earlier conversations: "Each person has an inborn, internal source of energy that usually defines his every communication. Of course, it matters if one is reticent or open by nature; though one may not be better than the other, it defines your way of living. In my case, since childhood, external inspiration, especially books, have always played a very important part."

László Matisz (translated by Fruzsina Balkay, Eszter Molnár)
A. Darche, A. Roulin, C. Lavergne, S. Boisseau, G. Tamisier
"La contrebasse a des appuis et une sensualité de boléro dansé (Sébastien Boisseau) ; la batterie est moite et alanguie comme une sieste estivale (Christophe Lavergne) ; le saxophone onctueux comme une caresse (saxophone en ut, alto, ténor d’Alban Darche chez qui les phrasés de Steve Coleman ne sont plus qu’un souvenir fugitif, merveilleusement assimilé). Le synthétiseur de son (sic) est sur les talons du saxophone, comme une ombre (Arnaud Roulin, l’invité quasi-permanent du trio), phrasant soudain avec des miaulements de vieille bécane analogique. Quelque chose de daté, de poussiéreux, avec une distance narquoise qui se lit dès le titre d’ouverture. Arnaud Roulin est capable du pire, capable aussi d’en tirer le meilleur, avec un mélange de tendresse, de cynisme, d’impertinence et d’ironie qui force toutes les résistances. Derrière les sonorités les plus stéréotypées, se révèlent au fil des plages des matières improbables. Elles accroissent l’étrangeté d’une musique qui joue sur le trouble, se dérobe à tout étiquetage, dans un chassé-croisé permanent entre écriture et improvisation. Entre la matière désincarnée des musique d’ameublement et une musicalité des timbres, des mélodies et des rythmes qui impose son charme de façon insidieuse et irrésistible. L’audace formelle avance masquée de fausse nonchalence pour mieux ravir. On y revient furieusement perplexe, insatiablement curieux, puis conquis. La quinzième écoute est la bonne. La seizième, meilleure encore."


“The double-bass has the backing and the sensuality of a danced bolero (Sébastien Boisseau); the drums are as humid and languid as a summer evening (Christophe Lavergne); the saxophone as unctuous as a caress (saxophone in C, alto, tenor by Alban Darche, in whose playing the phrases of Steve Coleman are no more than a marvellously assimilated fleeting memory). The sound synthesiser (sic) is on the heels of the saxophone like a shadow (Arnaud Roulin, the semi-permanent guest of the trio), suddenly wailing with warped meowing like an old analogue tape-recorder. Something dated, crumbling, with a mocking distance that can be read right from the opening title. Arnaud Roulin can do the worst, and he can also bring out the best from it, with a mixture of tenderness, cynicism, impertinence and irony that breaks down all resistance. Listening to the tracks one after the other, one discovers improbable material behind the most stereotyped sonorities. They increase the strangeness of a music that plays on fuzziness, and defies all attempts at labelling, in a constant cat-and-mouse chase between notation and improvisation. Between the disembodied material of ‘music as furniture’ and a musicality of timbres, melodies and rhythms that imprints its fascination in an insidious and irresistible manner. The formal daring moves forward, masked by a false nonchalance, in order to delight more. One returns to it intensely perplexed, insatiably curious, and finally won over. The fifteenth listening is the good one. The sixteenth is better still.”

Franck Bergerot
- Jazzmagazine
C. Piromalli, N. Larmignat, S. Boisseau

"Musique de chair, de murmures et de fureurs mêlées, le chant profond de Cédric Piromalli, Sébastien Boisseau et Nicolas Larmignat se construit entre bourrasques et silence. Unité parfaite qui ensorcelle, intrigue, la recherche du langage commun est ici trouvée et parfaitement assumée."

“Cédric Piromalli, Sébastien Boisseau and Nicolas Larmignat’ s deep rhythm is being founded upon squalls and silences ; a kind of melting pot of fleshy, whispering and furious music. The search for a common language is reached and perfectly assumed, a unity which bewitches and surprises."


Luc Bouquet, Improjazz n°69
C. Piromalli, N. Larmignat, S. Boisseau
2 oct 2016  
WOOD, les dimanches d'Aurore - Drancy (F)
4 oct 2016  
1 salon 2 musiciens, Le Petit Faucheux, Tours (F)
14 oct 2016  
David Chevallier trio, Reims Jazz festival - Reims (F)
15 oct 2016  
WOOD, La Renverse - St Froult (F)
16 oct 2016  
WOOD, Le LAMA - St Fiacre sur Maine (F)
17 oct 2016  
David Chevallier trio, Auditorium - Le Perreux/Marne (F)
18 oct 2016  
David Chevallier trio, Le Periscope - Lyon (F)
26 oct 2016  
WOOD, Graines d'Automne - Nozay (F)
27 oct 2016  
WOOD, Le Bar'ouf - Le Mans (F)
28 oct 2016  
WOOD, Les Assoifées - St Senoux Pléchatel (F)
29 oct 2016  
WOOD, Cosy for Tutti - Charenton le Pont (F)
30 oct 2016  
WOOD, Cosy for Tutti - Dreux (F)
5 nov 2016  
Jazz sur Lie, melocotton, Nantes (F)
9 nov 2016  
1 salon 2 musiciens, Equinoxe - Scène Nantionale de ChateaurouX (D)
10 nov 2016  
1 salon 2 musiciens, Equinoxe - Scène Nantionale de ChateaurouX (D)
12 nov 2016  
Johannes Mössinger, Jazzkeller Frankfort (D)
13 nov 2016  
Johannes Mössinger, Jazzkeller Frankfort (D)
14 nov 2016  
Johannes Mössinger, B-Flat, Berlin (D)
16 nov 2016  
Johannes Mössinger, Loft, Köln (D)
17 nov 2016  
Johannes Mössinger, Jazzkongress, Freiburg (D)
18 nov 2016  
Johannes Mössinger, jazz school, Freiburg (D)
25 nov 2016  
David Chevallier trio, Fontenay le Comte (F)
6 dec 2016  
1 salon 2 musiciens, Le Petit Faucheux, Tours (F)
8 dec 2016  
JASS w. Hollenbeck-Blaser-Darche-Boisseau, Selmer, Paris (F)
9 dec 2016  
JASS w. Hollenbeck-Blaser-Darche-Boisseau, Jazzstation, Sierre (CH)
10 dec 2016  
JASS w. Hollenbeck-Blaser-Darche-Boisseau, Fabrique Dervallières, Nantes (F)
11 dec 2016  
JASS w. Hollenbeck-Blaser-Darche-Boisseau, Yolk Live, St Fiacre/Maine (F)
13 dec 2016  
Trio Oliva-Rainey-Boisseau,
Equinoxe Scene Nationale, Chateauroux (F)
14 dec 2016  
Trio Oliva-Rainey-Boisseau,
Opus Café, Budapest (HU)
15 dec 2016  
Trio Oliva-Rainey-Boisseau,
AJMI, Avignon (F)
16 dec 2016  
1 salon 2 musiciens, Le Petit Faucheux, Tours (F)